Jeudi 5 février 2015, le Dr Ousmane Ly animait uneconférence organiséeà l’ESPUM par “la Chaire REALISME” des IRSC (Valéry Ridde),en partenariatavec l’Unitéde Santé Internationale et l’Institutde Recherche en Santé Publiquedel’Université deMontréal.
La conférence traitait des technologies de l’information et de la communication dans la lutte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest.
La vidéo de la conférence est maintenant disponible. Visionnez la ci-dessous.
Depuis février 2014, une épidémie de fièvre hémorragique à virus Ébola sévit en République de Guinée. L’alerte a été donnée par les autorités nationales le 21 mars 2014. C’est la première fois que la région Afrique de l’Ouest enregistre une flambée de cette maladie. Avec l’extension actuelle de l’épidémie aux États voisins de Sierra Léone et du Libéria, les communautés africaines font face à la plus grande flambée jamais enregistrée de la maladie d’Ébola avec plus de 842 cas et 512 décès à la date du 7 juillet 2014. Au regard du caractère très contagieux du virus, la proximité géographique du foyer épidémique et l’intensité des échanges socioéconomiques, la propagation de la maladie est redoutée au Mali et dans les autres pays voisins d’Afrique de l’ouest. C’est la raison pour laquelle l’OMS, les États membres et les partenaires ont organisé du 02 au 03 juillet 2014, une réunion d’urgence sur la meilleure manière d’interrompre la transmission du virus en Afrique de l’Ouest. A la suite de cette réunion le Ministère de la santé du Mali a décidé de renforcer son dispositif de prévention et de riposte par la mise en place d’outils numériques.
Dr Ousmane Ly, est titulaire d’un Certificat Universitaire d’Informatique Médicale de l’Université de Genève (Suisse) et d’un Diplôme d’Étude Approfondis Grade Master en Informatique Médicale et Technologies de la Communication obtenue en juillet 2004 à l’Université Pierre Marie Curie (Paris VI). Il poursuit actuellement un Phd à l’Université VUB de Bruxelles sur financement de la coopération technique belge. Il est Médecin diplômé d’État de la Faculté de Médecine de Bamako.
Présentation orale de Bottger Garcia, C. G., Ridde, V., Bougouma, C., Bernard, L., Agier, I, Bonnet, E., Tiendrebeogo, J. présentée au 10ème Colloque annuel de l’Association des Étudiantes et Étudiants en Santé Publique de l’Université de Montréal, Canada (2015, février). (suite…)
Les 29 et 30 janvier dernier, Christian Dagenais, responsable de l’Équipe RENARD, a animé une formation sur le transfert de connaissances au Centre Muraz à Bobo Dioulasso (Burkina Faso). Quatorze chercheurs en santé publique ont participé à la formation. Le contenu de cette formation a été développé par Christian Dagenais, Julie Lane ( ) et Télesphore D. Somé. Elle a été offerte dans le cadre des activités du programme de recherche « Équité santé », dirigé par Valéry Ridde.
Background: Malaria is holo-endemic in Burkina Faso and causes approximately 40,000 deaths every year. In 2010, health authorities scaled up community case management of malaria with artemisinin-based combination therapy. Previous trials and pilot project evaluations have shown that this strategy may be feasible, acceptable, and effective under controlled implementation conditions. However, little is known about its effectiveness or feasibility/acceptability under real-world conditions of implementation at national scale. (suite…)
Article de María José Arauz, Valéry Ridde, Libia Milena Hernández, Yaneth Charris, Mabel Carabali & Luis Ángel Villar publié le 6 février sur PLoS ONE 10(2).
Résumé:
Background: Dengue fever is a public health problem in the tropical and sub-tropical world. Dengue cases have grown dramatically in recent years as well as dengue mortality. Colombia has experienced periodic dengue outbreaks with numerous dengue related-deaths, where the Santander department has been particularly affected. Although social determinants of health (SDH) shape health outcomes, including mortality, it is not yet understood how these affect dengue mortality. The aim of this pilot study was to develop and pre-test a social autopsy (SA) tool for dengue mortality.
Methods and Findings: The tool was developed and pre-tested in three steps. First, dengue fatal cases and ‘near misses’ (those who recovered from dengue complications) definitions were elaborated. Second, a conceptual framework on determinants of dengue mortality was developed to guide the construction of the tool. Lastly, the tool was designed and pre-tested among three relatives of fatal cases and six near misses in 2013 in the metropolitan zone of Bucaramanga. The tool turned out to be practical in the context of dengue mortality in Colombia after some modifications. The tool aims to study the social, individual, and health systems determinants of dengue mortality. The tool is focused on studying the socioeconomic position and the intermediary SDH rather than the socioeconomic and political context.
Conclusions: The SA tool is based on the scientific literature, a validated conceptual framework, researchers’ and health professionals’ expertise, and a pilot study. It is the first time that a SA tool has been created for the dengue mortality context. Our work furthers the study on SDH and how these are applied to neglected tropical diseases, like dengue. This tool could be integrated in surveillance systems to provide complementary information on the modifiable and avoidable death-related factors and therefore, be able to formulate interventions for dengue mortality reduction.
Arauz, M. J., Ridde, V., Hernández, L. M., Charris, Y., Carabali, M., & Villar, L. Á. (2015). Developing a Social Autopsy Tool for Dengue Mortality: A Pilot Study. PLoS ONE, 10(2). https://doi.org/10.1371/journal.pone.0117455Download
Cet article, publié le 27 janvier 2015 dans Glob Health Action 2015, 8, sous la direction de Christian Dagenais, et écrit avec les collaborations de Télesphore D. Somé, Michèle Boileau-Falardeau, Esther McSween-Cadieux et Valéry Ridde, est disponible au téléchargement en bas de cette page. (suite…)
Le troisième numéro du Journal RESOLIS, intitulé “Santé et pauvreté dans les Pays du Sud” apporte des éléments de réflexion sur l’accès à la santé dans les pays pauvres.
Un premier chapitre est consacré à l’épidémie Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest depuis décembre 2013. Michel Brugière (membre de RESOLIS, ancien directeur de Médecins du Monde) nous explique pourquoi cette nouvelle poussée épidémique a pris beaucoup plus d’ampleur que les précédentes, alors que la maladie au virus Ebola est connue depuis 1976 et que nous savons comment la contenir. Dans leur article, Sophia Hafner (scientifique à l’Université de Copenhague) et David Ojcius (rédacteur en chef de RESOLIS, professeur en immunologie et microbiologie à l’Université de Californie, Merced) analysent les conséquences d’Ebola sur les économies d’Afrique Occidentale. Tous trois partagent nous invitent à tirer des leçons de ces événements tragiques, notamment en termes de prévention et de solidarité.
Des actions de solidarité sont mises en œuvre depuis des années sur le terrain, et permettent d’améliorer l’accès à la santé des populations dans les pays pauvres. Les huit témoignages regroupés dans ce numéro spécial en attestent. Ces initiatives peuvent être des sources d’apprentissage précieuses.
Un article de Valéry Ridde, “Gratuité des soins de santé pour les groupes vulnérables au Burkina Faso”, est par ailleurs publié en page 28. Plusieurs de ses travaux sont également cité dans d’autres articles du journal.
Gratuité des soins de santé pour les groupes vulnérables au Burkina Faso
Résumé:En 2008, l’ONG HELP et la Direction régionale de la santé au Burkina Faso ont mis en place une expérimentation d’exemption du paiement des soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ou allaitantes et les indigents. L’analyse scientifique menée par des chercheurs indépendants permet d’en mesurer les résultats.
Ojcius, D., Hafner, S., Heinmüller, R., Letourmy, A., Desplats, D., Brugière, M., de Muylder, R., Ridde, V., Barro, M., & Emmanuel Demes, J.-A. (2015). Santé et pauvreté dans les pays du sud. resolis, (3), 28.
Ce livre, qui vient de paraître aux éditions L’Harmattan, collection « Anthropologies et Médecines », a été rédigé sous la direction de Alice Desclaux & Marc Egrot, anthropologues et médecins, chercheurs à l’Institut de Recherche pour le Développement, en poste respectivement au Sénégal et au Bénin.
Nous y retrouvons un chapitre de Valéry RIDDE & Oumar MALLE SAMB, intitulé “Des politiques de gratuité confrontées aux idées pro-paiement des médicaments en Afrique de l’Ouest”.
ISBN : 978-2-343-05253-3 • 29 € • 282 pages (Bon de commande et table des matières de l’ouvrage à télécharger plus bas).
Résumé:
Le médicament, défini comme un produit pharmaceutique répondant à des normes biomédicales, pharmacologiques et juridiques, occupe une place croissante dans la réponse aux maladies et la gestion de la santé dans les pays du Sud. Du fait de son efficacité biologique, de son caractère matériel, maniable et facile à échanger, et des promesses qu’il porte d’allégement des souffrances, d’amélioration de l’état sanitaire ou des performances, il est devenu ubiquitaire. Néanmoins, les configurations sociales, les significations attribuées à cet objet ambivalent, et ses usages politiques favorisent son extension à de multiples champs de la vie biologique et sociale. De plus en plus, ce processus extensif se déroule indépendamment des professionnels de la biomédecine, d’où la nécessité de distinguer la « pharmaceuticalisation » de la médicalisation.
Cet ouvrage examine de multiples situations de déploiement de la pharmaceuticalisation, dans plusieurs domaines : la valeur et le paiement, l’approvisionnement, l’usage thérapeutique et l’intervention médicale. Les analyses du recours à une diversité de médicaments en Afrique et en Asie du Sud-Est montrent les effets sociaux et les effets de sens de ces extensions à la marge, et permettent de mieux comprendre les rapports entre médicalisation et pharmaceuticalisation.
La conférence nationale pour le renforcement de la politique de gratuité des soins du Niger (CNGS), qui s’est déroulée en 2012, a été un moment privi-légié, organisé pendant plusieurs mois, pour regrouper durant trois jours chercheurs, décideurs, intervenants et bailleurs de fonds. Pour la région ouest-africaine, cette conférence a été un lieu d’innovations procédurales en matière d’ouverture participative et de débat public. Elle peut être comprise comme ce qui est appelé aujourd’hui dans le langage du transfert des connaissances, un espace de « processus délibératifs » (Dagenais et Robert 2012). En effet, les conférences et autres fora sont de plus en plus utilisés pour impliquer les citoyens, décideurs et autres parties prenantes dans le processus d’éclairage et de développement des politiques publiques ou pour résoudre des problèmes de santé publique (Ablelson 2009). Un dialogue délibératif est « un processus permettant à un groupe d’acteurs de recevoir et d’échanger de l’information, de faire l’examen critique d’un enjeu et d’en venir à une entente qui guidera la prise de décision » (Gauvin 2010). De tels dialogues sont « des outils favorisant l’application des connaissances issues de la recherche » (Gauvin 2010 ;cf. aussi Yin et Ridde 2012).
Ce chapitre propose une analyse socio-anthropologique de l’organisation et des effets de la conférence nationale, fondée sur une observation partici- pative et des entretiens individuels approfondis.
Mahaman Moha, V. R. (2014). La conférence nationale pour le renforcement de la politique de gratuité de soins au Niger: des interactions nécessaires. In Une politique de santé et ses contradictions: la gratuité des soins au Burkina Faso. Karthala. Download