Des recherches évaluatives seront entreprises aussi bien sur les interventions communautaires actuellement en cours que sur celles formulées au sein du programme. Ce projet comporte plusieurs atouts scientifiques pour produire des connaissances socialement et scientifiquement pertinentes :
- l’hétérogénéité des interventions (nutrition, paludisme, protection financière, planification familiale, etc.) ;
- la temporalité des interventions (avant 2012, pendant le programme) ;
- la variété des types d’évaluation envisagés (impact, équité, processus, pérennité, passage à l’échelle) ;
- la variété des méthodes d’évaluation (quantitatif, qualitatif, mixte) ;
- l’existence d’une infrastructure de recherche disposant de données populationnelles exceptionnelles pour la région (système de surveillance démographique auprès d’un panel de 50 000 personnes depuis 2007).
Ce programme sera aussi l’occasion d’expérimenter et d’évaluer des bonnes pratiques de recherches et d’interventions potentielles favorables à l’équité. Ces nouvelles pratiques permettront de combler des besoins en matière de connaissances dans les domaines suivants :
- la pratique de recherche en collaboration (partenariat Nord/Sud et relations entre les chercheurs, les intervenants, les décideurs et les communautés) ;
- le développement et l’évaluation d’un code d’éthique ;
- l’application des connaissances par la mise en place et l’évaluation d’une stratégie de courtage de connaissances ;
- l’identification de nouvelles interventions communautaires permettant d’améliorer l’équité en santé.
Finalement, ce projet permettra de faire avancer l’état des connaissances par rapport à trois développements méthodologiques :
- l’utilisation des systèmes d’information géographique pour l’équité en santé ;
- le recours à l’approche réaliste en matière d’évaluation ;
- l’analyse de l’incidence des bénéfices par une méthode qui permet de juger des effets d’une intervention sans recourir à des normes de succès exogènes
L’interdisciplinarité de ce programme est garantie par la mobilisation de chercheurs issus de différentes disciplines (anthropologie, sciences sociales, géographie) et d’experts dans des domaines complémentaires (santé publique, évaluation, application des connaissances, nutrition).