Oct 14, 2014 | analyse des politiques de santé
Article de Ridde V., Belaid L., Samb O.M. et Faye A., intitulé “Les modalités de collecte du financement de la santé au Burkina Faso de 1980 à 2012”, publié dans la Revue Santé Publique.
Résumé:
Pour se diriger vers la couverture universelle en soins de santé, les pays africains doivent trouver des modalités de financement efficaces, équitables et adaptées aux contextes nationaux. Pour soutenir les décideurs du Burkina Faso, nous présentons une synthèse des recherches sur des interventions qui concernent le paiement direct, le prépaiement et les subventions du paiement.
Une synthèse narrative des articles publiés dans des revues scientifiques entre 1980 et 2012 est entreprise. Au total, 64 articles sont retenus. Une analyse thématique est effectuée.
Le paiement direct est une barrière à l’accès aux soins, réduit le recours aux centres de santé et exclut les indigents. Les populations préfèrent un prépaiement avec une cotisation annuelle par ménage. La prime assurantielle demeure une barrière à l’adhésion. L’assurance ne bénéficie pas aux pauvres mais améliore le recours aux services de santé pour les assurés. La subvention pour les accouchements n’est pas suffisamment bien planifiée et des difficultés de mise en œuvre sont constatées. Elle permet de réduire les dépenses et contribue à améliorer l’accès aux soins sans réduire les inégalités. L’approche communautaire et participative est une méthode pertinente pour identifier les indigents devant bénéficier de l’exemption du paiement.
Si le prépaiement est internationalement encouragé comme mode de financement pour la couverture universelle en santé, les données probantes au Burkina Faso sont encore très limitées à cet égard. Des études plus représentatives du contexte national sont nécessaires à ce sujet tout en continuant de rechercher des solutions pour les indigents qui ne pourront pas payer.
L’article complet:
1627688
H5PRSGV9
items
1
default
asc
1
1
http://www.equitesante.org/wp-content/plugins/zotpress/
Plus bas sont présentées les annexes présentant la recension littéraire utilisée pour l’article.
Annexes:
1627688
FDFHU7AE
items
1
default
asc
1
1
http://www.equitesante.org/wp-content/plugins/zotpress/
Ridde V., Belaid L., Samb O.M., Faye A. (2014, October 4).
Annexe 1: Synthèse des articles sur le paiement direct.
Download
1627688
AM4RMRCA
items
1
default
asc
1
1
http://www.equitesante.org/wp-content/plugins/zotpress/
Ridde V., Belaid L., Samb O.M., Faye A. (2014, October 3).
Annexe 2: Synthèse des articles sur le prépaiement.
Download
1627688
BTNEIANZ
items
1
default
asc
1
1
http://www.equitesante.org/wp-content/plugins/zotpress/
Ridde V., Belaid L., Samb O.M., Faye A. (2014, October 2).
Annexe 3: Synthèse des articles sur la subvention et mesures d’exemption du paiement direct.
Download
1627688
MBJRC8C3
items
1
default
asc
1
1
http://www.equitesante.org/wp-content/plugins/zotpress/
Ridde V., Belaid L., Samb O.M., Faye A. (2014, October 1).
Annexe 4: Liste des articles retenus pour la synthèse.
Download
Mai 29, 2014 | aide humanitaire, analyse des politiques de santé
Présentation d’une enquête sur la présence de la dengue en milieu semi-urbain de deux districts sanitaires du Burkina Faso
Avr 25, 2014 | Non classé
Transfert de connaissances
Nos partenaires

Help est une organisation non gouvernementale d’aide humanitaire. Elle soutient des personnes en détresse, indépendamment de leur origine, leur religion et leur idéologie, depuis plus de 30 ans. Les piliers les plus importants de son travail sont le secours d’urgence, l’aide au développement et les projets de réhabilitation. Help opère dans beaucoup de pays dans le monde à l’aide de donations, de financements du gouvernement allemand, de l’Union Européenne, des Nations Unies et d’autres bailleurs de fonds internationaux.

Le Centre de recherche du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) vise l’amélioration de la santé des populations par un continuum de recherche universitaire de haut niveau. Il dispose de plus de 360 chercheurs et 450 étudiants. Ses recherches en santé mondiale portent sur des thèmes qui sont reliés à l’évaluation des transformations dans les systèmes de santé (dispensation des services et mécanismes favorisant leur accès) et aux programmes de santé publique mondiale destinés à analyser les liens entre la pauvreté et la santé et à réduire le fardeau de la maladie (VIH-SIDA, mortalité maternelle). Valéry Ridde est aussi professeur au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal et nouveau chercheur des IRSC (2010-2015).
L’Union européenne est le premier donateur d’aide humanitaire du monde. La Commission et les gouvernements des 27 États membres financent ensemble plus de 50 % de l’aide humanitaire institutionnelle mondiale. ECHO est le Service d’aide humanitaire de la Commission européenne. Le service est composé d’un personnel multinational travaillant à Bruxelles et sur le terrain dans près de 40 bureaux implantés dans les zones de crises ou à proximité. Dans la région du Sahel en Afrique, ECHO met en œuvre un très vaste programme, par l’intermédiaire d’ONG et d’Agences des Nations Unies, un plan pluriannuel et multisectoriel de lutte contre la malnutrition, au sein duquel le présent partenariat s’inscrit. ECHO présente sur son site un film de partage des résultats scientifiques issus de ce partenariat.
Le ministère de la Santé du Burkina Faso définit et pilote les politiques de santé supervisées dans les régions par les directions régionales de la santé (DRS) et mises en œuvre par les districts sanitaires (DS) et les formations sanitaires de base qui sont dirigées la plupart du temps par des infirmiers. Les partenaires principaux dans ce projet sont la DRS du Sahel, les DS de Dori et de Sebba et les comités de gestion (COGES) communautaire des centres de santé de ces deux districts ainsi que leurs équipes de santé. Ces COGES sont des représentants des populations.
Avr 25, 2014 | Non classé
Transfert de connaissances
La recherche
Il faut d’emblée noter que nous sommes face à une expérimentation naturelle pour laquelle les chercheurs ne disposent pas de contrôle sur sa mise en œuvre. L’évaluation a donc été entreprise par des chercheurs indépendants de l’intervention et qui n’ont aucun conflit d’intérêt à produire des résultats favorables ou défavorables. Le devis de recherche évaluative s’est adapté aux contraintes et les chercheurs se sont assurés que les résultats soient utiles et utilisables. L’évaluation a eu recours à des méthodes mixtes selon un devis concomitant triangulé.
L’intervention
La région sanitaire du Sahel, située au nord du pays, est celle qui dispose des indicateurs de santé et d’utilisation des services les moins bons du pays. Ainsi, la Direction régionale de la santé, en collaboration avec Help, a décidé de mettre en œuvre à partir de septembre 2008 une expérimentation d’exemption du paiement des soins à l’aide d’un financement de ECHO. L’ONG a concentré ses efforts dans deux des quatre districts de la région, soit Dori (290 000 habitants, 18 centres de santé en 2009) et Sebba (180 000 habitants, 11 centres de santé en 2009).
Le principe est de rendre gratuit les soins de santé au point de service pour les groupes vulnérables. En contrepartie, les COGES sont remboursés des frais engagés pour ces services. L’ONG agit comme un tiers payeur, tel que le serait l’État ou une assurance nationale de santé.
Pour accompagner cette mesure d’exemption, des activités sont mises en œuvre par l’ONG en collaboration avec les équipes de districts et les COGES : campagnes d’information et de sensibilisation, mobilisation communautaire, formations des membres des COGES, formations et supervisions médicales des agents de santé, remboursement des actes et contrôle financier, etc. L’expérimentation vise à court terme à améliorer l’accès aux centres de santé et de promotion sociale (CSPS) des trois publics cibles mais aussi à renforcer le pouvoir d’agir des COGES et des publics cibles, à améliorer les capacités financières des COGES et à réduire les dépenses de santé. À plus long terme, cela devrait permettre aux individus d’être en meilleure santé et aux ménages d’être moins à risque de tomber dans la pauvreté.